Frères de circonstance, liés par un même sang,
Enfants d'une lignée, arrosée d'arbitraire,
En quête immuable, de cet assentiment,
Propre à étouffer les instincts réfractaires...
Tu es, nous sommes, l'augure d'un vieil arbre,
Aux branches insolentes, éprises de lumière,
Ostensiblement, qui percent tous les marbres,
De ces peurs anciennes, nichées dans nos matières...
Notre histoire, filée par la même matrice,
Nous fait prendre des routes, biaisées par le doute,
Et chacun poursuit, par delà les sévices,
Un ciel azuré, conjurant la déroute...
La traverse est raide, sous le poids d'un fardeau,
Assigné par un cardinal puritain,
Philosophe d'un rigorisme au cordeau,
Pour attribuer à chacun son chemin...
Le destin appelle l'un, en condamnant l'autre,
Ignorant le mérite, comme la compassion,
Faisant de chaque identité, un apôtre,
De l'instruction par la mortification....
Réussite, échec, qu'importe la trajectoire,
Quand la fraternité est ce balancier,
Qui légitime l'expédience, comme l'histoire,
Moisissures fertiles des terreaux nourriciers...
Ricocha le 09.12.25
