Les dahlias de Verdun
1
je me souviens de toi jeune homme aux rêves impatients
et je deviens parfois ton reflet doublement
bien pâle imitation de ton amour et de ton sang
je me surprends à t'ombrager de mots indifférents
pourtant toutes ces paroles sont là prêtes à briser la glace
ayant pour devenir une éclosion à la surface,
je me souviens de toi jeune homme poursuivant
mon ombre sans le savoir à cause des lois du temps
mais je vis aujourd'hui comme si c'était l'inverse
comme si tu essuyais pour moi toutes les averses
comme si tu avais bu toute la lie à ma place,
dans un élan de protection tu m'ouvres ton espace
et je suis là bien à l'abri malgré l'éloignement
à penser que nous sommes les frères du firmament,
que nous sommes tous les deux singuliers authentiques,
que nous avons pour nous des larmes aromatiques
je me souviens de toi jeune homme aux rébellions d'enfant
que je regardais vivre face aux assauts adverses,
je me souviens de toi quand tu te bats à contrevents
quand les désirs du monde entier te lacèrent et te percent
je suis resté en vie pour t'observer grandir
pour voir les ressemblances qui nous unissent ou nous séparent,
je me souviens de toi et je ne peux mentir
je t'ai fait des blessures en voulant mon départ
je me souviens de toi jeune homme de courte haleine
et je deviens parfois la chaleur de tes veines,
moi aussi je me blesse de n'être à tes côtés,
laisse-moi de mes songes souvent te visiter
je me souviens de toi jeune homme aux pleurs errants,
je fais comme si sans toi je n'étais pas mourant,
mais c'est ainsi pourtant qu'il faut m'apercevoir,
je n'ai vraiment de vie qu'à travers ta mémoire
in Fragments d'indifférence
Octobre 2008
et je deviens parfois ton reflet doublement
bien pâle imitation de ton amour et de ton sang
je me surprends à t'ombrager de mots indifférents
pourtant toutes ces paroles sont là prêtes à briser la glace
ayant pour devenir une éclosion à la surface,
je me souviens de toi jeune homme poursuivant
mon ombre sans le savoir à cause des lois du temps
mais je vis aujourd'hui comme si c'était l'inverse
comme si tu essuyais pour moi toutes les averses
comme si tu avais bu toute la lie à ma place,
dans un élan de protection tu m'ouvres ton espace
et je suis là bien à l'abri malgré l'éloignement
à penser que nous sommes les frères du firmament,
que nous sommes tous les deux singuliers authentiques,
que nous avons pour nous des larmes aromatiques
je me souviens de toi jeune homme aux rébellions d'enfant
que je regardais vivre face aux assauts adverses,
je me souviens de toi quand tu te bats à contrevents
quand les désirs du monde entier te lacèrent et te percent
je suis resté en vie pour t'observer grandir
pour voir les ressemblances qui nous unissent ou nous séparent,
je me souviens de toi et je ne peux mentir
je t'ai fait des blessures en voulant mon départ
je me souviens de toi jeune homme de courte haleine
et je deviens parfois la chaleur de tes veines,
moi aussi je me blesse de n'être à tes côtés,
laisse-moi de mes songes souvent te visiter
je me souviens de toi jeune homme aux pleurs errants,
je fais comme si sans toi je n'étais pas mourant,
mais c'est ainsi pourtant qu'il faut m'apercevoir,
je n'ai vraiment de vie qu'à travers ta mémoire
in Fragments d'indifférence
Octobre 2008
Poème dédicacé à mon jeune frère Matthias. Le titre du poème est un clin d'oeil à deux adresses où nous avons habité durant notre enfance (rue de verdun et rue des dahlias)
