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Peut-être
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À mon frère

Il se pourrait un jour peut-être
Qu’ayant laissé fenêtre ouverte,
Vous retrouviez mon corps gisant
Dans l’ombre froide et muette.
Sans doute une nuit de décembre,
Où nul ne se plaît aux cendres.
N’appelez pas une ambulance
Mais juste deux ou trois copains.
Emmenez-moi au cimetière marin
Là où sont ancrés les bateaux.
Au souffle du vent sauvage,
Mon linceul tel une voile
Se gonflera loin du rivage.
Dites une simple prière,
Que les vents ne soient pas contraires.
Vous dirai-je adieu, au revoir,
Je ne sais pas mais peu importe,
Que l’alizé au loin me porte…

© Poème posté le 03/12/2025 par Grimelle

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