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L’araignée
1

Sous l’amère tristesse où s’endort, morne et pâle,
Du coupable mirage un souvenir perdu,
Un diable interne assone, et réclame son dû :
C’est la livre de chair antique et sépulcrale.*

Un fantôme de fer nous guette et gîte en nous,
Qui nous connaît mieux, lui, qu’à nous-même il nous semble,
Rongeant ce qui surnage, échangeant l’orme en tremble,
Et dévorant le vrai de passés à genoux…

Cette fatalité d’amnésie infinie
Englue, avec sa toile, et la fée et l’effort,
Vision que l’épée, ire de Damoclès, nie.

- Sous l’aplomb inconstant d’un instrument de mort.




*Merci à Shakespeare
(Pour la viande).

© Poème posté le 26/11/2025 par Salus

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