La mer se perd, le ciel blêmit, la terre a peur,
Les oiseaux se taisent, l’aube reste muette.
Le cyclone, en son centre, recèle la frayeur,
L’existence n’est plus : la mort a fait sa quête.
As-tu trouvé la paix dans ce vaste néant ?
Ou vois-tu ma douleur et mes larmes rentrées ?
Je ne peux pas crier comme le fait un enfant :
Pour mon malheur, mon cœur, je ne sais pas pleurer !
On ne m’a pas appris à clamer ma souffrance,
Ni hurler à la lune que je ne t’oublierai
Ainsi que font les loups condamnés à l’errance
Quand devenus trop vieux, ils délaissent la horde,
Se terrent au creux d’un val au sein de la forêt,
Attendant la fin, ultime miséricorde.
