Sur un ciel en bataille
qui s’enfuit à vau-l’eau
un voile de grisaille
déroule ses lambeaux
les griffes des sapins
s’accrochent aux guenilles
imbibées du crachin
dont novembre s’habille
De l’aurore aux doigts gourds
suinte un fiévreux malaise,
à peine né le jour
s’effondre sur ses braises
Mais le soleil blafard
alors que tout lui pèse
épingle aléatoire
entre deux parenthèses
une lueur d’espoir
