Début des mots
2
La page blanche m’offre sa nudité et m’attire vers elle. " Emplis moi de tes mots, de tes phrases, dis moi tes pensées, et même tes amours. Parle moi de tes joies, de ton bonheur, de la vie.
Je peux recevoir ton écriture, je peux comme un miroir refléter l'image que tu médites. Tu peux me dire ta peur cachée. Si tu me la livres, personne ne le saura."
"Mais pourquoi t'écrirais-je tout cela ? Je te parle et tu ne me réponds pas, je te questionne et tu te ris de moi ! Mes mots sur ta robe glissés ne seront que des mots alignés, des phrases et des pensées que je gardais pour moi. Personne ne les entend, personne ne les voit et toi, qu'en feras-tu ?"
"J’en ferai garniture, broderie de pâle littérature, je marierai ma pureté à la couleur de l'écriture. De garder les traits de ton esprit dans les stries d'un parchemin sera pour moi une jouissance."
"Alors si je t'ouvre mon coeur, si de mes sentiments je te prends à témoin, si je te fais partager mon émoi, tu me dis que personne ne le saura ?
A quoi bon écrire ? Pourquoi passer du temps à souiller ta pureté en transposant mes rêves sur ton papier ? "
"Pour toi je ne serai plus ce morceau de papier d'une pâleur maladive mais une confidente à qui tu pourras tout exprimer et qui gardera ton secret. Tu prendras plaisir à occuper la place que je te livre, à y déposer tes mots que je sublimerai par ma virginité satinée.
Et moi, moi ce bout de papier, je me sentirai fier de te porter. En m'écrivant tu me feras vivre, tu me donneras une raison d'être.
Et là, j'aurai tout gagné je ne serai plus …du papier."
"Que seras-tu alors ?"
"Je serai une page de poème ou de littérature et en tout cas une page d'écriture. Et si tu ne te lasses point d'écrire à mes soeurs ou mes cousines, un jour nous nous tiendrons la main et …nous serons un bouquin !"
Je peux recevoir ton écriture, je peux comme un miroir refléter l'image que tu médites. Tu peux me dire ta peur cachée. Si tu me la livres, personne ne le saura."
"Mais pourquoi t'écrirais-je tout cela ? Je te parle et tu ne me réponds pas, je te questionne et tu te ris de moi ! Mes mots sur ta robe glissés ne seront que des mots alignés, des phrases et des pensées que je gardais pour moi. Personne ne les entend, personne ne les voit et toi, qu'en feras-tu ?"
"J’en ferai garniture, broderie de pâle littérature, je marierai ma pureté à la couleur de l'écriture. De garder les traits de ton esprit dans les stries d'un parchemin sera pour moi une jouissance."
"Alors si je t'ouvre mon coeur, si de mes sentiments je te prends à témoin, si je te fais partager mon émoi, tu me dis que personne ne le saura ?
A quoi bon écrire ? Pourquoi passer du temps à souiller ta pureté en transposant mes rêves sur ton papier ? "
"Pour toi je ne serai plus ce morceau de papier d'une pâleur maladive mais une confidente à qui tu pourras tout exprimer et qui gardera ton secret. Tu prendras plaisir à occuper la place que je te livre, à y déposer tes mots que je sublimerai par ma virginité satinée.
Et moi, moi ce bout de papier, je me sentirai fier de te porter. En m'écrivant tu me feras vivre, tu me donneras une raison d'être.
Et là, j'aurai tout gagné je ne serai plus …du papier."
"Que seras-tu alors ?"
"Je serai une page de poème ou de littérature et en tout cas une page d'écriture. Et si tu ne te lasses point d'écrire à mes soeurs ou mes cousines, un jour nous nous tiendrons la main et …nous serons un bouquin !"
