Un de mes livres de chevet
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Balzac et le petite tailleuse chinoise Dai Sijie 2002
Parce qu'ils portent la double faute d'avoir étudié et d'avoir des parents intellectuels ennemis du peuple, deux adolescents, le narrateur et son ami Luo sont envoyés en rééducation dans un village reculé de montagne en Chine. Dès leur arrivée, les deux amis sont soumis à une fouille par le chef des montagnards et les villageois curieux. Le chef s’empare du violon, le secoue et dit : « C’est un jouet de bourgeois, il faut le brûler. » L’effronté Luo répond : « Non, c’est l’instrument de musique de mon ami, laissez-le jouer » « Comment s’appelle ta chanson » ? « La sonate de Mozart » « Oui, dit Luo venant à mon secours, Mozart pense au président Mao. » Les visages durcis s’épanouissent et tous écoutent avec ravissement le son limpide du violon. Entre les rizières et la mine, les conditions de travail sont rudes mais les adolescents futés ont endormi la méfiance des villageois grâce à leur talent de musicien et de conteur. La montagne recèle quelques trésors : La jolie petite Tailleuse ou encore la malle pleine de livres que le Binoclard, un autre rééduqué, a miraculeusement sauvée des autodafés. Balzac, Dumas, Baudelaire etc…une littérature subversive, interdite, titillant l'imagination et les sens des jeunes gens qui résistent grâce à des subterfuges jubilatoires. Les livres pour apprendre, comprendre, ressentir, s’évader. Pour découvrir le plaisir, l'amour, la sensualité, la liberté. Et si le contexte est rude, Luo et son ami sont suffisamment optimistes, culottés, amoureux de la vie, pour donner au roman un souffle vital irrésistible. Cette ode aux classiques français est une merveille, une lecture joyeuse et optimiste où l'amour des livres brille à chaque page. Une pépite !
Parce qu'ils portent la double faute d'avoir étudié et d'avoir des parents intellectuels ennemis du peuple, deux adolescents, le narrateur et son ami Luo sont envoyés en rééducation dans un village reculé de montagne en Chine. Dès leur arrivée, les deux amis sont soumis à une fouille par le chef des montagnards et les villageois curieux. Le chef s’empare du violon, le secoue et dit : « C’est un jouet de bourgeois, il faut le brûler. » L’effronté Luo répond : « Non, c’est l’instrument de musique de mon ami, laissez-le jouer » « Comment s’appelle ta chanson » ? « La sonate de Mozart » « Oui, dit Luo venant à mon secours, Mozart pense au président Mao. » Les visages durcis s’épanouissent et tous écoutent avec ravissement le son limpide du violon. Entre les rizières et la mine, les conditions de travail sont rudes mais les adolescents futés ont endormi la méfiance des villageois grâce à leur talent de musicien et de conteur. La montagne recèle quelques trésors : La jolie petite Tailleuse ou encore la malle pleine de livres que le Binoclard, un autre rééduqué, a miraculeusement sauvée des autodafés. Balzac, Dumas, Baudelaire etc…une littérature subversive, interdite, titillant l'imagination et les sens des jeunes gens qui résistent grâce à des subterfuges jubilatoires. Les livres pour apprendre, comprendre, ressentir, s’évader. Pour découvrir le plaisir, l'amour, la sensualité, la liberté. Et si le contexte est rude, Luo et son ami sont suffisamment optimistes, culottés, amoureux de la vie, pour donner au roman un souffle vital irrésistible. Cette ode aux classiques français est une merveille, une lecture joyeuse et optimiste où l'amour des livres brille à chaque page. Une pépite !
