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The Firebird
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The Firebird

Drifting alone, with a silent heart,
The firebird wept as the stars grew dark.
A pale moon screamed in a sky so black,
As night erased every shining track.

Far from the shore where the dreamers sail,
He crossed the waves with a ghostly trail.
A lighthouse glowed with deceiving light,
Through opal fog in the breath of night.

A winged fairy, urged by the breeze,
Offered the night this bird, ill at ease.
Under the moon, a song did rise—
A fado of tears, a diva’s cries.

Spinning below where the shadows stay,
The sea pulled him to its grave of gray.
The moon, enslaved in the ocean's glass,
Watched broken wings as they cried, then passed.

The firebird sank in fossil seas,
His feathers drowned in a tainted breeze.
The deep devoured each mournful gleam—
Lost in a flood of shattered dreams.

A winged fairy, urged by the breeze,
Offered the night this bird, ill at ease.
Under the moon, a song did rise—
A fado of tears, a diva’s cries.

Far from the shore where the dreamers sail,
A blackened sky split with ghostly veil.
The lighthouse lied of quiets flames,
While silence whispered the firebird’s name.

A winged fairy, urged by the breeze,
Offered the night this bird, ill at ease.
Under the moon, a song did rise—
A fado of tears, a diva’s cries.


(Version française)
L’Oiseau de feu

Flottant en silence, cœur en exil,
L’oiseau gémissait des soupirs flétris.
Un ciel noir s’ouvrit funeste et subtil
Où un astre blafard mourait en cris.

Loin du rivage où naviguent les songes,
Il dériva sur des eaux sans étoiles.
Un phare larguait ses feux de mensonges
Sous la brume étrange, faisceaux d’opales.

Une fée ailée poussée par le vent
Livra à la nuit l’oiseau dérivant.
Aux rayons de lune, un chant s’éleva,
Triste fado, digne d’une diva.

Dans une spirale où l’ombre survit,
La mer l’emporta au fond des horreurs.
La mort reflétant la lune asservie,
Un cri noir tordit ses ailes en pleurs.

L’oiseau s’engloutit dans la mer fossile;
Ses plumes poissées, miroir de souillures,
Disparurent dans ce gouffre indocile
Ruisselant d’éclats de larmes impures.

Une fée ailée poussée par le vent
Livra à la nuit l’oiseau dérivant.
Aux rayons de lune, un chant s’éleva,
Triste fado, digne d’une diva.

Loin du rivage où naviguent les songes,
Un ciel noir s’ouvrit, funeste et subtil.
Un phare larguait ses feux de mensonges,
Gardien en silence, cœur en exil.

Une fée ailée poussée par le vent
Livra à la nuit l’oiseau dérivant.
Aux rayons du lune, un chant s’éleva,
Triste fado, digne d’une diva.

Tous droits réservés © Claude Lachapelle / 2025
Tous droits réservés © Claude Lachapelle / 2025

© Poème posté le 31/10/2025 par Claudel

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