Arabesques dans le ciel
6
Au-dessus de la baie, vaste miroir sans ride,
Les nues semblent encalminées,
Le soleil hivernal, de son pinceau timide,
Ocre le môle abandonné.
Perçant l’éther livide, un anneau brun tressaille,
Puis se dilate et tourbillonne,
S’amincit en fuseau, s’étire en éventail,
Enfin se scinde en deux colonnes.
Comme un banc de poissons se mouvant sans relâche,
L’essaim gonflé s’appesantit
Puis se fond en un point d’où jaillit un panache
Que le ciel d’ivoire engloutit.
Quelle entité préside à ces métamorphoses
Dont nous charment les sansonnets ?
Dans la nécessité, ne cherchez pas la cause,
Aux cieux ils offrent un sonnet.
Les nues semblent encalminées,
Le soleil hivernal, de son pinceau timide,
Ocre le môle abandonné.
Perçant l’éther livide, un anneau brun tressaille,
Puis se dilate et tourbillonne,
S’amincit en fuseau, s’étire en éventail,
Enfin se scinde en deux colonnes.
Comme un banc de poissons se mouvant sans relâche,
L’essaim gonflé s’appesantit
Puis se fond en un point d’où jaillit un panache
Que le ciel d’ivoire engloutit.
Quelle entité préside à ces métamorphoses
Dont nous charment les sansonnets ?
Dans la nécessité, ne cherchez pas la cause,
Aux cieux ils offrent un sonnet.
