L'ivresse de ton absence
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Maître des nuits où je gis nue,
Tu m’as domptée d’un seul regard,
Sous tes plaisirs je suis venue,
Me perdre au fond de ton pouvoir.
Tes mains, reines de ma chair tendre,
Savaient briser tous mes remparts,
Et m’incendiaient fort pour me prendre
Comme on déchire un voile rare.
Je buvais ton ordre à tes lèvres,
Chaque mot m’ouvrait comme un fruit,
Et d’un frisson, ta douce fièvre
Me clouait au cœur de la nuit.
Tu m’enchaînais par tes caresses,
Soumise aux morsures du plaisir ;
Sous l’empire de tes prouesses
J’implorais encor de jouir.
Tantôt ta main se faisait fer,
Gravant sa loi sur mes défenses,
Tantôt ton souffle, à découvert,
Versait la flamme en abondance.
Puis vint l’instant froid et brutal,
Où ton ombre me fut volée,
Et tes désirs fous, au final,
Ne viennent plus m’ensorceler.
Mon corset pèse au clou nocturne,
Vestige saint de mes tourments,
Mes escarpins noirs, taciturnes,
Gisent oubliés, languissants,
Et seule, ivre de ton absence,
Je tends encore mon corps vain,
Pour ressaisir, de ta puissance,
Ton joug, Amour, quand tu m’étreins.
Tu m’as domptée d’un seul regard,
Sous tes plaisirs je suis venue,
Me perdre au fond de ton pouvoir.
Tes mains, reines de ma chair tendre,
Savaient briser tous mes remparts,
Et m’incendiaient fort pour me prendre
Comme on déchire un voile rare.
Je buvais ton ordre à tes lèvres,
Chaque mot m’ouvrait comme un fruit,
Et d’un frisson, ta douce fièvre
Me clouait au cœur de la nuit.
Tu m’enchaînais par tes caresses,
Soumise aux morsures du plaisir ;
Sous l’empire de tes prouesses
J’implorais encor de jouir.
Tantôt ta main se faisait fer,
Gravant sa loi sur mes défenses,
Tantôt ton souffle, à découvert,
Versait la flamme en abondance.
Puis vint l’instant froid et brutal,
Où ton ombre me fut volée,
Et tes désirs fous, au final,
Ne viennent plus m’ensorceler.
Mon corset pèse au clou nocturne,
Vestige saint de mes tourments,
Mes escarpins noirs, taciturnes,
Gisent oubliés, languissants,
Et seule, ivre de ton absence,
Je tends encore mon corps vain,
Pour ressaisir, de ta puissance,
Ton joug, Amour, quand tu m’étreins.
