Automne sur l'étang
7
Une risée soudaine emporte les couleurs
Des feuilles du vieux chêne écornées par l’autan ;
Elles griffent l’azur et peignent de rousseurs
Le Soleil écarlate endormi sur l’étang.
Dans l’onde cramoisie une jument s’abreuve
Auprès d’un étalon qui contemple sur l’eau
Son reflet rutiler comme une toison neuve
Dont le lustre vermeil se mêle au sang du flot.
Le col tendu au bout d’une invisible longe,
Un vieux cheval épie les dangers de la nuit,
Plus immobile encor que l’ombre qui s’allonge ;
Son regard est peuplé des rêves qu’il poursuit.
L’étang s’est enrobé d’un grand froid cristallin,
Le troupeau s’est creusé dans l’herbe une litière ;
Voici recommencée la saison du déclin,
La blafarde atonie des jours crépusculaires.
Des feuilles du vieux chêne écornées par l’autan ;
Elles griffent l’azur et peignent de rousseurs
Le Soleil écarlate endormi sur l’étang.
Dans l’onde cramoisie une jument s’abreuve
Auprès d’un étalon qui contemple sur l’eau
Son reflet rutiler comme une toison neuve
Dont le lustre vermeil se mêle au sang du flot.
Le col tendu au bout d’une invisible longe,
Un vieux cheval épie les dangers de la nuit,
Plus immobile encor que l’ombre qui s’allonge ;
Son regard est peuplé des rêves qu’il poursuit.
L’étang s’est enrobé d’un grand froid cristallin,
Le troupeau s’est creusé dans l’herbe une litière ;
Voici recommencée la saison du déclin,
La blafarde atonie des jours crépusculaires.
