La Marche des Corbeaux dans le désert
Mais où sont les nuages
Et l’écho bienfaisant
Des salubres orages ?
Midi est écrasant.
On sue, on est en nage
Du front jusqu’aux orteils,
Et rien qui nous soulage :
Rien que l’affreux soleil.
Aux maigres pâturages
Les bœufs déconcertés
Recherchent les ombrages
Avec avidité.
La pluie est un mirage,
Les ruisseaux ont séché ;
Et la chaleur ravage
Les durs épis penchés.
Affalés, sans courage,
Transpirant, épuisés,
Rôtissent sur la plage
Les corps carbonisés.
On rêve de rivages
Polaires et glacés
Et d’aimables breuvages
Aux reflets nuancés.
Nous sommes les otages
D’un été démentiel ;
L’odieux paysage !
Pas un espoir au ciel.
Pourtant, heureux présage,
L’automne reviendra,
Apportant le message
Cruel des temps ingrats.
On tournera la page,
Lorgnant en soupirant
Les sinistres nuages
Au ciel désespérant.
Mais l’été, de passage,
Rhabillé en secret,
Aura fait ses bagages,
Emportant nos regrets.
Et l’écho bienfaisant
Des salubres orages ?
Midi est écrasant.
On sue, on est en nage
Du front jusqu’aux orteils,
Et rien qui nous soulage :
Rien que l’affreux soleil.
Aux maigres pâturages
Les bœufs déconcertés
Recherchent les ombrages
Avec avidité.
La pluie est un mirage,
Les ruisseaux ont séché ;
Et la chaleur ravage
Les durs épis penchés.
Affalés, sans courage,
Transpirant, épuisés,
Rôtissent sur la plage
Les corps carbonisés.
On rêve de rivages
Polaires et glacés
Et d’aimables breuvages
Aux reflets nuancés.
Nous sommes les otages
D’un été démentiel ;
L’odieux paysage !
Pas un espoir au ciel.
Pourtant, heureux présage,
L’automne reviendra,
Apportant le message
Cruel des temps ingrats.
On tournera la page,
Lorgnant en soupirant
Les sinistres nuages
Au ciel désespérant.
Mais l’été, de passage,
Rhabillé en secret,
Aura fait ses bagages,
Emportant nos regrets.
Je crois que je suis un peu à la bourre, mais tant pis. En tout cas, c'est l'interprétation par suno qui m'a soufflé le titre.
