La vague et la flamme
9
Elle connaît le feu discret
De ces lionnes en confiance,
Sa liberté fend le procès
Du monde avide de silence.
À la terrasse où je me tiens,
Je la contemple souveraine,
Son pas défie les yeux malsains,
Que les mecs, sur ses reins dégainent.
Je suis la vague de ses pas,
La courbe fière de ses hanches,
Elle avance, et je vois en ça
L’écho des luttes qui s’épanchent.
Je devine au pli des habits
Un corps qui danse et s’appartient,
Jamais butin, jamais soumis,
Toujours léger, toujours certain.
Je vois ses rires s’échapper,
Non des seins qu’un regard violente,
Mais d’un pouvoir à partager,
D’une présence rayonnante.
Et si mes lèvres vont aux siennes,
Ce sera sœur, amante, alliée ;
Deux femmes libres, mais sereines,
À consentir, à s’embraser.
De ces lionnes en confiance,
Sa liberté fend le procès
Du monde avide de silence.
À la terrasse où je me tiens,
Je la contemple souveraine,
Son pas défie les yeux malsains,
Que les mecs, sur ses reins dégainent.
Je suis la vague de ses pas,
La courbe fière de ses hanches,
Elle avance, et je vois en ça
L’écho des luttes qui s’épanchent.
Je devine au pli des habits
Un corps qui danse et s’appartient,
Jamais butin, jamais soumis,
Toujours léger, toujours certain.
Je vois ses rires s’échapper,
Non des seins qu’un regard violente,
Mais d’un pouvoir à partager,
D’une présence rayonnante.
Et si mes lèvres vont aux siennes,
Ce sera sœur, amante, alliée ;
Deux femmes libres, mais sereines,
À consentir, à s’embraser.
