Sur le bas-côté
5
L’automobile à l’horizon,
Saturée pour la circonstance,
Dans la fièvre de la saison,
Roule en direction des vacances.
Museau collé à ses talons,
J’ai bien tenté la rattraper
Aboyant plus que de raison,
A m’en déchirer le gosier.
Mes coussinets portent stigmates
De ma longue course effrénée...
Que pouvaient donc mes pauvres pattes
Contre ce plan délibéré ?
C’est sûr jamais je n’aurais dû
Mâchouiller les nouveaux chaussons
Ni quand venaient des inconnus
Japper au seuil de la maison...
Je me tiens là, abandonné,
Perdu dans l’immense déroute
De mes sentiments torturés,
Sur le bas-côté de la route.
Ils m’étaient chers, bien plus encore,
Je me pensais de leur tribu…
Comment se peut-il qu’ils m’ignorent
Comme une malle superflue ?
Vers où aller, ne pas aller ?
Sous cet orage, loin des miens,
Que deviendrai-je sans aimer,
Vagabond et sans goût à rien ?
Dans l'océan de sa détresse
Qu’est le ruban de la chaussée,
S’exhale toute la tendresse
De son cœur triste et ravagé.
Ils l’ont laissé sans un regret,
Ne lui laissant, le croirez-vous,
Après treize ans à leurs côtés,
Qu’un collier sans nom à son cou.
https://youtu.be/XW5-CQdmE_8
Saturée pour la circonstance,
Dans la fièvre de la saison,
Roule en direction des vacances.
Museau collé à ses talons,
J’ai bien tenté la rattraper
Aboyant plus que de raison,
A m’en déchirer le gosier.
Mes coussinets portent stigmates
De ma longue course effrénée...
Que pouvaient donc mes pauvres pattes
Contre ce plan délibéré ?
C’est sûr jamais je n’aurais dû
Mâchouiller les nouveaux chaussons
Ni quand venaient des inconnus
Japper au seuil de la maison...
Je me tiens là, abandonné,
Perdu dans l’immense déroute
De mes sentiments torturés,
Sur le bas-côté de la route.
Ils m’étaient chers, bien plus encore,
Je me pensais de leur tribu…
Comment se peut-il qu’ils m’ignorent
Comme une malle superflue ?
Vers où aller, ne pas aller ?
Sous cet orage, loin des miens,
Que deviendrai-je sans aimer,
Vagabond et sans goût à rien ?
Dans l'océan de sa détresse
Qu’est le ruban de la chaussée,
S’exhale toute la tendresse
De son cœur triste et ravagé.
Ils l’ont laissé sans un regret,
Ne lui laissant, le croirez-vous,
Après treize ans à leurs côtés,
Qu’un collier sans nom à son cou.
https://youtu.be/XW5-CQdmE_8
* En France, malheureusement, il y a près d'un abandon de chien ou de chat toutes les 2 minutes.
