Authentique irréel
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Doré des vents de la merveille,
J’ai vu ce havre ouvert,
Ce havre encore vert ;
L’immense espace en nous qui veille,
J’en ai bu le vin de la treille ! …
… Mon sang figé, coula !
La pesanteur poissant le monde
S’inverse ici ! puis l’air suit l’onde ;
A cet Avalon là
Ni Charybde ou Scylla !
Depuis, plus qu’activement j’erre
Au cœur d’un monde indu,
Au creux du songe et du
Labyrinthe ivre du mystère,
Ce limbe faux d’astre et de l’être !
…Technique, exploration
D’autres à-pics d’un même abysse ;
Mon sang coula ! D’où que je fuisse,
Toujours cet aiguillon
Qui pousse ! et la vision…
Et j’ai plongé dans le poème,
Tant aimé ! sa magie émue ;
J’ai vagi, puis j’ai fait ma mue,
Et le poème alors m’a mû.
Je vous ai mis mon âme à nu.
J’ai vu ce havre ouvert,
Ce havre encore vert ;
L’immense espace en nous qui veille,
J’en ai bu le vin de la treille ! …
… Mon sang figé, coula !
La pesanteur poissant le monde
S’inverse ici ! puis l’air suit l’onde ;
A cet Avalon là
Ni Charybde ou Scylla !
Depuis, plus qu’activement j’erre
Au cœur d’un monde indu,
Au creux du songe et du
Labyrinthe ivre du mystère,
Ce limbe faux d’astre et de l’être !
…Technique, exploration
D’autres à-pics d’un même abysse ;
Mon sang coula ! D’où que je fuisse,
Toujours cet aiguillon
Qui pousse ! et la vision…
Et j’ai plongé dans le poème,
Tant aimé ! sa magie émue ;
J’ai vagi, puis j’ai fait ma mue,
Et le poème alors m’a mû.
Je vous ai mis mon âme à nu.
