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Les grandes béances
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On entre lentement dans le grand laminoir
croyant y rencontrer des jeux et balançoires
et un maître gentil qui dira des histoires

Nous longeons sans lumière un immense couloir
Au bout tout à son bout nous y ferons la queue
afin d'entrer docile en cet autre pressoir
qui tronque les matins puis assomme les soirs
faisant d'un bel enfant un pantin flasque aqueux

Pour retendre la chair qui se tanne au turbin
afin de mieux plonger au retour dans le bain
on concède bonnard un temps de vacuité
qu'il nous faut occuper par manque d'habitude
car on ne sait plus vivre hors de la rectitude

Pour mieux nous requinquer on a des annuités
©JIM

© Poème posté le 06/08/2025 par Jim

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