Vacances: les Oubliés
6
Dans l’éclat cruel des plages illuminées,
Où s’ébattent les corps et rires déchaînés,
Les oubliés errant sont naufragés damnés,
Fantômes effacés par mille vérités.
Le monde les rejette en sa froide prison,
Sans soleil et sans joie, sans clémente saison,
Leurs voix ne sont que pleurs perdus dans le silence,
Prisonniers d’un hiver où gît toute espérance.
Les murs sourdent de l’ombre et la poussière râle,
Le temps va, s’écoulant, sinistre et sans morale,
Et ronge leur âme blême au goût de désert.
Ils croupissent seuls, tristes spectres oubliés,
Dans un été d'encre noire, à jamais figés,
Trop loin de toute vie, très loin du moindre éclair.
Où s’ébattent les corps et rires déchaînés,
Les oubliés errant sont naufragés damnés,
Fantômes effacés par mille vérités.
Le monde les rejette en sa froide prison,
Sans soleil et sans joie, sans clémente saison,
Leurs voix ne sont que pleurs perdus dans le silence,
Prisonniers d’un hiver où gît toute espérance.
Les murs sourdent de l’ombre et la poussière râle,
Le temps va, s’écoulant, sinistre et sans morale,
Et ronge leur âme blême au goût de désert.
Ils croupissent seuls, tristes spectres oubliés,
Dans un été d'encre noire, à jamais figés,
Trop loin de toute vie, très loin du moindre éclair.
