Morsure d'un souvenir
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Sentiment infâme d'en avoir trop dit,
parfois, de ne pas en avoir fait assez.
Regretter d’avoir menti,
et parfois, d’avoir raconté la vérité.
C’est se sentir responsable d’un « et si »,
et être victime d’un « c’est comme ça ».
Soupirer en marmonnant « ainsi va la vie »,
et se demander : « qu’est-ce qui m’a pris, ce jour-là ? »
Le rappel constant des erreurs,
comme une morsure qui saigne en silence sous la peau.
Une justice infâme pour nos sensibles cœurs,
une torture si sourde qu’elle fait pleurer les yeux clos.
C’est le silence qui s’acharne à parler,
peuplé de voix légères, cruellement sincères.
Elles s’accrochent aux branches de notre verger,
et crient nos fautes, nos douleurs amères,
Des petites voix qui tintent, accusent nos péchés,
elles pleurent en nous les fruits désobéissants.
Ces voix murmurent encore ce qu’on croyait caché,
et gravent l’interdit dans nos cœurs vacillants.
parfois, de ne pas en avoir fait assez.
Regretter d’avoir menti,
et parfois, d’avoir raconté la vérité.
C’est se sentir responsable d’un « et si »,
et être victime d’un « c’est comme ça ».
Soupirer en marmonnant « ainsi va la vie »,
et se demander : « qu’est-ce qui m’a pris, ce jour-là ? »
Le rappel constant des erreurs,
comme une morsure qui saigne en silence sous la peau.
Une justice infâme pour nos sensibles cœurs,
une torture si sourde qu’elle fait pleurer les yeux clos.
C’est le silence qui s’acharne à parler,
peuplé de voix légères, cruellement sincères.
Elles s’accrochent aux branches de notre verger,
et crient nos fautes, nos douleurs amères,
Des petites voix qui tintent, accusent nos péchés,
elles pleurent en nous les fruits désobéissants.
Ces voix murmurent encore ce qu’on croyait caché,
et gravent l’interdit dans nos cœurs vacillants.
Un premier pas, tout en mots.
