Vivement la rentrée !
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Quand l'âme s'épouvante à l'aube d'un beau jour,
Quand la brise d'été s'enroule dans la brume
En vague tôt brisée au parfum d'amertume,
Quand la fatigue immense apparaît sans détour,
Quand la branche trop sèche a oublié l'amour,
Que toute plante est morte en mémoire posthume,
Quand de vieux souvenirs flottent sur le bitume,
Que tout grince et s'afflige à chaque carrefour,
C'est l'heure que choisit une étrange musique
Pour voiler l'horizon dans un songe aboulique,
Un haillon du passé vient frôler le moment.
Il vibre sans façon, il tend son espérance,
Il susurre sans force et pleure tendrement,
"Vivement la rentrée !" ânonne sa souffrance.
Quand la brise d'été s'enroule dans la brume
En vague tôt brisée au parfum d'amertume,
Quand la fatigue immense apparaît sans détour,
Quand la branche trop sèche a oublié l'amour,
Que toute plante est morte en mémoire posthume,
Quand de vieux souvenirs flottent sur le bitume,
Que tout grince et s'afflige à chaque carrefour,
C'est l'heure que choisit une étrange musique
Pour voiler l'horizon dans un songe aboulique,
Un haillon du passé vient frôler le moment.
Il vibre sans façon, il tend son espérance,
Il susurre sans force et pleure tendrement,
"Vivement la rentrée !" ânonne sa souffrance.
