Les heures éternelles
1
Ô lassitude au feu bleu ! arrache mon cœur !
Fonds-moi sur un abîme aux fumées réflexives !
Où je dormirai, calme au noir soleil vainqueur,
Sous le ciel bas et cru des heures maladives.
Parmi la brume grise et embuée des jours,
Entre tes doigts cruels où sont mes amours mortes,
Je me laisse aller au gré du temps, des séjours,
Avec toi, quand le sort vient frapper à nos portes.
C'est la nuit indolente et melliflue qui bat
Mon univers ; je trouve en toi l'îlot morne,
Voilé par les flots doux de la mer qui m'abat,
Dans lequel je m'installe en sang - on se suborne.
Fonds-moi sur un abîme aux fumées réflexives !
Où je dormirai, calme au noir soleil vainqueur,
Sous le ciel bas et cru des heures maladives.
Parmi la brume grise et embuée des jours,
Entre tes doigts cruels où sont mes amours mortes,
Je me laisse aller au gré du temps, des séjours,
Avec toi, quand le sort vient frapper à nos portes.
C'est la nuit indolente et melliflue qui bat
Mon univers ; je trouve en toi l'îlot morne,
Voilé par les flots doux de la mer qui m'abat,
Dans lequel je m'installe en sang - on se suborne.
