Les parfums de l'été
4
Soudain, dans l'air du soir, le tonnerre a grondé,
Un orage bruyant déferlant sur le sable
A résonné d'éclairs et d'écume inlassable,
Les senteurs de saison n'ont plus vagabondé.
Le parfum du jasmin, bizarre félidé,
A terminé sa ronde à la danse adorable,
L'acanthe délicate, ornement mémorable,
N'inspire plus les mots d'un rêve galvaudé.
De l'ombre effarouchante, émergent sans y croire
Des relents ténébreux de tourbe et de victoire,
Une chaleur humide impose son discours.
À l'aurore voltige une étrange fragrance,
Les arômes discrets de pétales velours
S'élèvent pour une heure en bouquet de garance.
Un orage bruyant déferlant sur le sable
A résonné d'éclairs et d'écume inlassable,
Les senteurs de saison n'ont plus vagabondé.
Le parfum du jasmin, bizarre félidé,
A terminé sa ronde à la danse adorable,
L'acanthe délicate, ornement mémorable,
N'inspire plus les mots d'un rêve galvaudé.
De l'ombre effarouchante, émergent sans y croire
Des relents ténébreux de tourbe et de victoire,
Une chaleur humide impose son discours.
À l'aurore voltige une étrange fragrance,
Les arômes discrets de pétales velours
S'élèvent pour une heure en bouquet de garance.
