A propos de culpabilité
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J'ai le dimanche sportif, avec amuse-gueules collés au fauteuil télé,
Je fais apéritif tard dans l'après-midi, les aisselles auréolées,
En vague trouille d'enfant puni, je traine mécontent jusqu'au soir,
Enfin je me barbouille les insomnies au cognac-café noir.
Tout dégoulinant de tristesse, je tiens du saule après la pluie,
Du citron que l'on presse sur la sole dans un resto de nuit.
J'ai revendu le lave-vaisselle, désormais c'est couvert jetable,
Tous les jours jambon-vermicelles, mangés dans la poubelle de table.
J'ai toujours la bague à l'annulaire, que je tourne chaque soir,
Passant devant la chambre- sanctuaire, chemin de croix de l'espoir.
Quant à la faute soi-disant commise, je m'inscris toujours en faux,
Forcément simple méprise, laisse-moi t'expliquer, il le faut.
Sur la page d'accueil du portable ta photo, spéciale dévotion,
J'ai mis en boucle ta sonnerie perso, séquence émotion,
Par moment me cueille à froid l'odeur de ton parfum préféré,
Je frissonne et j'imagine les endroits où j'aimais le respirer...
Moi que tes deux mignons oeufs sur le plats faisaient partir en vrille,
Voilà que j'ai la libido à plat comme l'encéphale d'une morille!
Par hasard j'ai retrouvé un copain, perdu de vue depuis des années,
Un que j'aurais dû voir venir de loin, tant il se la jouait palmé,
Ce qu'il a pris le pauvre mec, et c'est vraiment rien de le dire,
N'empêche on l'a tout de même sec, quand le bel amour se tire...
Il se tenait comme ça ce matin, les yeux injectés, devant la glace,
Un instant j'ai failli me tendre la main, mais je suis resté de glace.
Je fais apéritif tard dans l'après-midi, les aisselles auréolées,
En vague trouille d'enfant puni, je traine mécontent jusqu'au soir,
Enfin je me barbouille les insomnies au cognac-café noir.
Tout dégoulinant de tristesse, je tiens du saule après la pluie,
Du citron que l'on presse sur la sole dans un resto de nuit.
J'ai revendu le lave-vaisselle, désormais c'est couvert jetable,
Tous les jours jambon-vermicelles, mangés dans la poubelle de table.
J'ai toujours la bague à l'annulaire, que je tourne chaque soir,
Passant devant la chambre- sanctuaire, chemin de croix de l'espoir.
Quant à la faute soi-disant commise, je m'inscris toujours en faux,
Forcément simple méprise, laisse-moi t'expliquer, il le faut.
Sur la page d'accueil du portable ta photo, spéciale dévotion,
J'ai mis en boucle ta sonnerie perso, séquence émotion,
Par moment me cueille à froid l'odeur de ton parfum préféré,
Je frissonne et j'imagine les endroits où j'aimais le respirer...
Moi que tes deux mignons oeufs sur le plats faisaient partir en vrille,
Voilà que j'ai la libido à plat comme l'encéphale d'une morille!
Par hasard j'ai retrouvé un copain, perdu de vue depuis des années,
Un que j'aurais dû voir venir de loin, tant il se la jouait palmé,
Ce qu'il a pris le pauvre mec, et c'est vraiment rien de le dire,
N'empêche on l'a tout de même sec, quand le bel amour se tire...
Il se tenait comme ça ce matin, les yeux injectés, devant la glace,
Un instant j'ai failli me tendre la main, mais je suis resté de glace.
