Le mirliflore
1
Avec son chapeau à l'envers,
Et ses grands yeux béants où trône
Une prunelle aux lustres verts,
Il méditait sur le grand Rhône.
Son mal était d'un velours cru,
Son âme s'inondait de lave
Et son cœur était incongru ;
Il errait sur une aile slave.
D'un chic pimpant était son œil,
D'une arrogance ocre, son rire,
Et ses amours étaient en deuil,
Mais toujours prêtaient à sourire.
Et le jour où tout bascula,
Il fumait une cigarette,
La mort, lasse, l'interpella :
« J'arrive ! Que ton âme soit prête ! »
Et ses grands yeux béants où trône
Une prunelle aux lustres verts,
Il méditait sur le grand Rhône.
Son mal était d'un velours cru,
Son âme s'inondait de lave
Et son cœur était incongru ;
Il errait sur une aile slave.
D'un chic pimpant était son œil,
D'une arrogance ocre, son rire,
Et ses amours étaient en deuil,
Mais toujours prêtaient à sourire.
Et le jour où tout bascula,
Il fumait une cigarette,
La mort, lasse, l'interpella :
« J'arrive ! Que ton âme soit prête ! »
