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Poème écrit par Maldoror

L'Amour coupable

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«I’ vo come colui ch’è fuor di vita,
che pare, a chi lo sguarda, ch’omo sia
fatto di rame o di pietra o di legno

CAVALCANTI

Mon cœur tremble encore au penser d’évoquer
Votre doux parler, votre rire angélique,
Ce chant lointain digne d’un air séraphique
Qui la nature entière semble invoquer.

Jadis, vous paraissiez pouvoir convoquer
Le bal d’Amour en personne et son unique
Empire, auquel sommes tous liés, maléfique
Pouvoir qui nous change en pantin défroqué.

Je vais comme un être sans vie et sans voix
Qui semble, à qui le regarde, fait de bois,
De cire ou de pierre, avec une ficelle

Pour guider ces pas coupables vers l’endroit
Où, tel un automate, je viens à toi,
Avant que ne revienne l’aube nouvelle.

*«Je vais comme un être sans vie, / qui paraît, à qui le regarde, un homme / fait de bronze ou de pierre ou de bois» (traduction de Christian Bec, 1993: 59).

Tous droits réservés © Poème posté le 02/07/2025 par Maldoror

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