Le voyageur du soir.
Hier, au soir,
À l’heure où rougeoie la colline,
Tu es parti, têtu, car jamais tu n’attends.
Par delà les sentiers, par delà les ravines,
Tu n’as pu retarder ton départ plus longtemps.
Cent fois tu as gravi des versants inconnus,
Sans oublier le nord, sans l’ombre d’un repli,
Impatient d’embrasser au vallon suspendu,
Ta fille regrettée et l’amour de ta vie.
Tu aimais surplomber les terrasses du monde,
En partageant le goût d’étonnantes liqueurs,
Et laisses en souvenir d’une âme vagabonde,
Un bouquet de jonquilles et des cannes en fleurs.
À l’heure où rougeoie la colline,
Tu es parti, têtu, car jamais tu n’attends.
Par delà les sentiers, par delà les ravines,
Tu n’as pu retarder ton départ plus longtemps.
Cent fois tu as gravi des versants inconnus,
Sans oublier le nord, sans l’ombre d’un repli,
Impatient d’embrasser au vallon suspendu,
Ta fille regrettée et l’amour de ta vie.
Tu aimais surplomber les terrasses du monde,
En partageant le goût d’étonnantes liqueurs,
Et laisses en souvenir d’une âme vagabonde,
Un bouquet de jonquilles et des cannes en fleurs.
Hommage à mon grand-père Philippe, librement détourné du fameux « Demain, dès l’aube » de Victor Hugo.
