Pour toujours
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Je pense à nos serments qui me font toujours tienne,
Mon deuil est cramoisi comme ce grand nuage
Allumé par le ciel, ensorcelant mirage,
Tout me fait souvenir de ta main sur la mienne.
Revois-tu comme moi ces calèches à Vienne,
Ces longs jours embaumés sur les rives du Tage,
Cette colombe pure au ravissant ramage,
Et puis nos jolis soirs couleur terre de Sienne ?
Dis-moi que tu reviens, que tout n'est pas fini,
Je veux entendre encor le concert infini
De nos coeurs en émoi dans la brume amoureuse.
C'était si beau, sais-tu, cet immense trésor,
Ce vibrato d'amour à l'aurore rêveuse,
L'instant étincelait, tel un calice d'or.
Mon deuil est cramoisi comme ce grand nuage
Allumé par le ciel, ensorcelant mirage,
Tout me fait souvenir de ta main sur la mienne.
Revois-tu comme moi ces calèches à Vienne,
Ces longs jours embaumés sur les rives du Tage,
Cette colombe pure au ravissant ramage,
Et puis nos jolis soirs couleur terre de Sienne ?
Dis-moi que tu reviens, que tout n'est pas fini,
Je veux entendre encor le concert infini
De nos coeurs en émoi dans la brume amoureuse.
C'était si beau, sais-tu, cet immense trésor,
Ce vibrato d'amour à l'aurore rêveuse,
L'instant étincelait, tel un calice d'or.
