Hachure
2
Tu vas rogner les ailes des anges,
Doux emplumés mollis dans leur fange,
Tu hais l’amour, l’enfant, les mésanges,
Tu vois la nuit sous un jour étrange,
Et le jour nuit à ce regard fier !
O ma folie ! à ton goût de fer,
J’initierai, demain comme hier,
Les cent six sens couvant sous l’hiver,
Le blanc temps franc, le temps sans merveilles,
Si, cultivant la perle vénielle,
Toi ma folie, où je dors, tu veilles !
Monstre au sang froid, mais douceur, agnelle…
A l’impalpable, où nul n’est tenu,
Allons goûter le bruit défendu,
Cette musique et le son ténu
Suintant du grand univers fendu.
J’irai dans vos ventres de plâtre
Cracher fort le fer et le feu !
Je jetterai vos yeux à l’âtre
Toujours brûlant de cet enjeu
Méconnu, mais connu des foules,
Les gueux, savants sans le savoir,
Se laissant ballotter des houles,
La lèvre pendante au pouvoir !
Doux emplumés mollis dans leur fange,
Tu hais l’amour, l’enfant, les mésanges,
Tu vois la nuit sous un jour étrange,
Et le jour nuit à ce regard fier !
O ma folie ! à ton goût de fer,
J’initierai, demain comme hier,
Les cent six sens couvant sous l’hiver,
Le blanc temps franc, le temps sans merveilles,
Si, cultivant la perle vénielle,
Toi ma folie, où je dors, tu veilles !
Monstre au sang froid, mais douceur, agnelle…
A l’impalpable, où nul n’est tenu,
Allons goûter le bruit défendu,
Cette musique et le son ténu
Suintant du grand univers fendu.
J’irai dans vos ventres de plâtre
Cracher fort le fer et le feu !
Je jetterai vos yeux à l’âtre
Toujours brûlant de cet enjeu
Méconnu, mais connu des foules,
Les gueux, savants sans le savoir,
Se laissant ballotter des houles,
La lèvre pendante au pouvoir !
