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Mort pour un vivant

Funestement risible est la chose :
On ne m’voit que lorsque je reposa.
Vivant, je suis vent, poussière morose,
Mort, je deviens muse ou voix d’en-bas.

Si tant est que la vie soit ombre,
Et la mort, lumière qui redonne,
Alors que dansent, parmi les tombes,
Les squelettes, les goules et les nonnes !

Qu’on festoye aux râles et aux os,
Qu’on me verse un vin de caveau !
Car si nul ne m’invita vivant,
J’espère, mort, être convié au banquet des errants.

Tous droits réservés © Poème posté le 20/06/2025 par Chorniyburshtynova

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