Mort pour un vivant
Funestement risible est la chose :
On ne m’voit que lorsque je reposa.
Vivant, je suis vent, poussière morose,
Mort, je deviens muse ou voix d’en-bas.
Si tant est que la vie soit ombre,
Et la mort, lumière qui redonne,
Alors que dansent, parmi les tombes,
Les squelettes, les goules et les nonnes !
Qu’on festoye aux râles et aux os,
Qu’on me verse un vin de caveau !
Car si nul ne m’invita vivant,
J’espère, mort, être convié au banquet des errants.
On ne m’voit que lorsque je reposa.
Vivant, je suis vent, poussière morose,
Mort, je deviens muse ou voix d’en-bas.
Si tant est que la vie soit ombre,
Et la mort, lumière qui redonne,
Alors que dansent, parmi les tombes,
Les squelettes, les goules et les nonnes !
Qu’on festoye aux râles et aux os,
Qu’on me verse un vin de caveau !
Car si nul ne m’invita vivant,
J’espère, mort, être convié au banquet des errants.
