Ghazal naturel
الكون
Un mot qui se vient bellement... Ô univers...
Un voeu prononcé clairement... Ô univers...
Parmi ton étendue l'esprit se devient grand,
Lie l'oecuménée sainement... Ô univers...
La légèreté de la plume en qualité
Cosmologie du lestement... Ô univers...
Entre les nues, là-haut, vrai, le ciel nous regarde,
Parfois éloquent, piètement... Ô univers...
Toutes choses au bon moment, au bon endroit,
Tel, ordonnées parfaitement... Ô univers...
La pensée synchrone aux ascendances du temps
Le vulcain flâne prestement... Ô univers...
Suivre le sens de la voie qui donne des fruits,
Faire le vide, pleinement... Ô univers...
Pendant l'interlune, contempler les étoiles,
Lueurs d'espoir, fidèlement... Ô univers...
À l'aurore, chérir le nouveau chant d'oiseau,
Sentir le beau jour, fraîchement... Ô univers...
Dans ton espace, tempérance fortifie
Ce trait d'âme, premièrement... Ô univers....
Voguant de calme en tranquillité avec art
La paix se peut réellement... Ô univers...
Le calame assone la destinée de tous
Poésie, éternellement... Ô univers...
الكون
Un mot qui se vient bellement... Ô univers...
Un voeu prononcé clairement... Ô univers...
Parmi ton étendue l'esprit se devient grand,
Lie l'oecuménée sainement... Ô univers...
La légèreté de la plume en qualité
Cosmologie du lestement... Ô univers...
Entre les nues, là-haut, vrai, le ciel nous regarde,
Parfois éloquent, piètement... Ô univers...
Toutes choses au bon moment, au bon endroit,
Tel, ordonnées parfaitement... Ô univers...
La pensée synchrone aux ascendances du temps
Le vulcain flâne prestement... Ô univers...
Suivre le sens de la voie qui donne des fruits,
Faire le vide, pleinement... Ô univers...
Pendant l'interlune, contempler les étoiles,
Lueurs d'espoir, fidèlement... Ô univers...
À l'aurore, chérir le nouveau chant d'oiseau,
Sentir le beau jour, fraîchement... Ô univers...
Dans ton espace, tempérance fortifie
Ce trait d'âme, premièrement... Ô univers....
Voguant de calme en tranquillité avec art
La paix se peut réellement... Ô univers...
Le calame assone la destinée de tous
Poésie, éternellement... Ô univers...
الكون
***
oecuménée: écoumène, surface des terres habitables
interlune: temps qui s'écoule entre le moment où la lune décroissante cesse d'être visible, et celui où elle reparaît.
***
Les règles du ghazal
1. Le ghazal comporte en général de 5 à 15 couplets de deux vers chacun (ces distiques sont appelés sher). Chacun de ces couplets est considéré comme une entité indépendante au point de vue du sens. Il n’y pas d’enjambements entre les couplets. Le ghazal est donc une collection de shers et chaque couplet doit être un poème en lui-même. Il arrive qu’on les compare aux perles d’un même collier.
2. Le premier couplet ou sher est appelé matla. Chaque ligne se termine par le même refrain ou radif qui peut être un mot ou un court segment de phrase. Ce refrain apparaît ensuite à la deuxième ligne de chacun des couplets suivants (c’est la règle dite du radif). Le schéma est donc 1/1, 2/1, 3/1, 4/1, 5/1 et ainsi de suite.
3. Deux autres règles s’appliquent à la forme stricte du ghazal. Les vers doivent être de longueur équivalente (règle du beher ou mètre). Le ghazal est donc une collection de shers de même mètre.
L’autre règle enfin est plus difficile à expliquer, elle a le nom de kaafiyaa et consiste à introduire une rime intérieure qui doit se retrouver avant chaque radif ou refrain !
4. Enfin le ghazal se termine par un couplet appelé maqta et qui inclut souvent sous une forme ou une autre la signature du poète (ce peut-être son pseudonyme ou quelque chose qui le symbolise).
Résumé : le ghazal est une collection de shers de métrique identique se terminant par le(s) même(s) mot(s) refrain précédé du même motif rimé.
oecuménée: écoumène, surface des terres habitables
interlune: temps qui s'écoule entre le moment où la lune décroissante cesse d'être visible, et celui où elle reparaît.
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Les règles du ghazal
1. Le ghazal comporte en général de 5 à 15 couplets de deux vers chacun (ces distiques sont appelés sher). Chacun de ces couplets est considéré comme une entité indépendante au point de vue du sens. Il n’y pas d’enjambements entre les couplets. Le ghazal est donc une collection de shers et chaque couplet doit être un poème en lui-même. Il arrive qu’on les compare aux perles d’un même collier.
2. Le premier couplet ou sher est appelé matla. Chaque ligne se termine par le même refrain ou radif qui peut être un mot ou un court segment de phrase. Ce refrain apparaît ensuite à la deuxième ligne de chacun des couplets suivants (c’est la règle dite du radif). Le schéma est donc 1/1, 2/1, 3/1, 4/1, 5/1 et ainsi de suite.
3. Deux autres règles s’appliquent à la forme stricte du ghazal. Les vers doivent être de longueur équivalente (règle du beher ou mètre). Le ghazal est donc une collection de shers de même mètre.
L’autre règle enfin est plus difficile à expliquer, elle a le nom de kaafiyaa et consiste à introduire une rime intérieure qui doit se retrouver avant chaque radif ou refrain !
4. Enfin le ghazal se termine par un couplet appelé maqta et qui inclut souvent sous une forme ou une autre la signature du poète (ce peut-être son pseudonyme ou quelque chose qui le symbolise).
Résumé : le ghazal est une collection de shers de métrique identique se terminant par le(s) même(s) mot(s) refrain précédé du même motif rimé.
