À Bruxelles, le temps est un mélange permanent de 3 états, l’éclairci (le beau temps), l’orage (sans pluie) et la pluie. On pourrait les qualifier comme les 3 états permanents d’une quelconque météo n’importe où dans le monde. Mais ici, les dieux ont fait qu’elle résonne particulièrement et étrangement comme si transfigurée par une atmosphère céleste.
Donc, l’éclairci, le premier état. Tout est parfaitement beau, comme si le ciel s’était télétransporté en Californie. Les nuages sont épars mais parfaitement visibles, le Soleil est d’or, le ciel est d’éther. On se sent de suite emporté par un maelström d’idées réconfortantes qui vacillent dans un vide infini. Mais tout a une fin, et l’on sait trop que ce temps est éphémère.
Puis l’orage, un temps stupide, sans définition. Orageux sans pluie, la platitude totale.
Et enfin, la pluie. Ici, il pleut un petit peu, mais beaucoup. L’eau est claire et étrangement réconfortante, puis avec le temps elle commence à devenir des balles d’argent que shoote le ciel, des petits filaments incisifs et douloureux faits pour nous faire haïr cette météo misérablement belle.
Mais je passe le temps en dehors du cosmos, donc je m’y fais comme un oiseau dans les airs… sauf quand le temps devient sordide et que je vois le ciel s’obscurcir dans le néant.
