J'opale les restes de notre amour sonné,
Tu inspectes le creux dans ton cœur, puis tu pleures,
Quand l'amour s'écrira dans un parfait sonnet,
La poule aura des dents et nous fera bien peur.
La cristalline vue endiamantée de soufre
Vient éjointer nos ailes de verre trempé
Et, créant un nouveau soleil naissant du gouffre,
Dieu se rend peu à peu compte qu'il s'est trompé.
En un tour de passe-passe caramélique,
J'essaie de teinter la chute d'émaux fourbes,
Petits revêtements dont l'art est féérique.
Dans ce monde endiablé, où les Hommes, ragés,
Inondent leur âme de néant et de bourbe,
Je dors sous les rayons de soleil naufragés.
