C’est bon j’abandonne, demain j'écris la fin,
Enfin au calme, j'oublierai presque que j’avais un destin.
Le dessin est simple et mon dessein est sain,
Depuis que je ne puise plus ma soif d’assurance de ses seins.
Retire donc tes mains, tes chaînes et mon chagrin,
L’orgueil a emporté la rosée qui coulait chaque matin.
Depuis, ces fleurs noires embellissent mon jardin,
Et je soigne ces Alysses sous l'œil protecteur d’un saint.
Vous imaginez bien que la suite est assez simple,
Impliqué aux gerbes de mon Eden, je ferais fi des miens.
Au détriment du tien, j’ai perdu mon chemin
Alors à la belle étoile je suis le vagabond dasein.
Alimentant depuis, le bourgeon de mes envies,
Je veux le faire pousser jusqu'à caresser le paradis.
Vous me direz quel paradigme, paraît-il,
Que par ici les paresseux se contenteront de mon courtil.
A l’ombre de mon saule, j’y cacherai mes pommes,
Abrité d’un mur de pierre que j’ai érigé en automne,
Pour que personne n’y morde, du fond de mon royaume,
J’y observe de mon perchoir, la défaillance des hommes.
J’y aurai en somme, une allée d’hortensias,
Blanche comme mes nuit et un bel acacia,
Pour me rapprocher des cieux, un palais de miroirs
Pour y figer tous mes songes comme du verre de cristal
Alors l’aube d’une lune nouvelle, laissant mon désespoir,
J’y emmènerai mes pensées, pour y nourrir mon corbeau pâle,
D’une plume de ses ailes, vous adresse mes idées noires,
Et puissent-elles vous garder à l’épreuve de quelques balles.
