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Le Jardain
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Il était une oie, au plumage nacré, si belle et si pure,
Qu’aucune biche n’atteignait sa cheville au pied palmé
Son charme si rare et si puissant hypnotisait en pâture
Jars, daims et tous êtres vivants, de pupilles irisées

Pour sa seule défense,

L’oie de la nature, volatile, prenait ses ailes à son cou
D’envolée en envolée, semait le trouble dans toutes les contrées
Pour ne pas se faire émoustiller par le premier coucou,
Jalousie des unes, adoration des autres, sans cesse elle fuyait

Jusqu’au jour où,

Au crépuscule d’une journée chaude au fin fond d’un jardin
Elle décida de se nicher au bas d’un pauvre hêtre mal feuillu
Pléonasme vital, un vieux jars aveugle avait déposé son destin
Au premier regard il n’y vit rien. Mais doucement la vue ….

Épris au premier clignement

Une sensation inconnue incommensurablement mesurable l’envahît
Le jars s’éprît instantanément de J’oie sautillant comme un daim
À cette parade de jouvence, l’oie resta bec cloué, absorbée par la comédie
Autant de vitalité exprimée, booste à la virilité, elle eut sitôt envie d’un…

Gros câlin.

Sans zèle elle ouvrit ses ailes, délivrant parfum d’amour en couverture
Auquel l’instinct de l’animal en rut, ne tarda à poser sa plus belle plume
Au jargon des plus sincères, lui tinte gloussement bruissement en villégiature
Signifiant sans autres propos: « En rut ma biche, libère moi de cette enclume. »

L’oie de la nature épilogue faisant foi
Au fond du jardin naquit un jardain,
Je l’ai vu courir et gambader l’autre fois
Vers le jardin…d’EDEN

D.CHANUT

© Poème posté le 08/04/2025 par Chanut

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