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La haine des grands
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Ô que mon siècle hait Baudelaire, grand maître !
C'est aujourd'hui un des professeurs dédaignés
Que l'on considère comme odieux, fou, aigre,
Stupidement fâcheux, on l'aime intimement.

Je me noie à l'élixir Rimbaud, le vin Bau-
Delair', le haschich Victor Hugo, l'opium
Verlaine ; après cela, que les rayons sont beaux !
L'air a l'air de se suspendre dans l'atrium.

Je sais que je ne suis pas le seul des rêveurs
À croire que la vérité est poésie,
Donc, je vous implore mes amis ! vous, rêveurs !
De ne pas haïr, mais plutôt de leur écrire !

Car même enterrés, et même six pieds sous terre,
Les grands nous répondrons sous la forme unique
Des visions de l'autre part de nos fenêtres !
Et nous les regarderons, nous les lirons, oui !

Jure que mon siècle hait Baudelaire, ô maître !
Fais le voir, d'infinitésimales images !
Puis, surprends-nous avec la vue d'ensemble et l'art !
J'aimerais, et je sais qu'eux aussi, vous aimer !

Jure que mon siècle hait Baudelaire, ô maître !
Nous voulons ressentir l'amour des dieux, des cœurs,
Des idées folles qu'ils nous rapportent du ciel !
Ô que mon siècle hait Baudelaire, grand maître !

Tous droits réservés © Poème posté le 06/03/2025 par Sebastien

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