Le vieil instituteur
3
Il conjugait le verbe croire,
Sur un tableau noir à la craie,
A tous les temps, avec espoir,
A mieux comprendre, il apprenait.
Il vibrait pour des traits d’histoires,
Des vieilles batailles, des vieux accords,
Ses doigts bleutés sur des buvards,
Il fabriquait le Monde, encore.
Il se passionnait de savoir,
Le doux parfum de l’inconnue,
Algebrique racine en mémoire,
Qui jamais n’avait disparue.
Sur son bureau, dans ses tiroirs,
Il garde ses dictées d’antan,
Il a oté sa blouse, sa gloire,
Au coeur reste la prose des enfants.
Il pense quelquefois certains soirs,
A l’odyssée des enseignants
Tremblants, conjuguant le verbe croire,
Sur des copies blanches en saignant.
@PapaOurs
Sur un tableau noir à la craie,
A tous les temps, avec espoir,
A mieux comprendre, il apprenait.
Il vibrait pour des traits d’histoires,
Des vieilles batailles, des vieux accords,
Ses doigts bleutés sur des buvards,
Il fabriquait le Monde, encore.
Il se passionnait de savoir,
Le doux parfum de l’inconnue,
Algebrique racine en mémoire,
Qui jamais n’avait disparue.
Sur son bureau, dans ses tiroirs,
Il garde ses dictées d’antan,
Il a oté sa blouse, sa gloire,
Au coeur reste la prose des enfants.
Il pense quelquefois certains soirs,
A l’odyssée des enseignants
Tremblants, conjuguant le verbe croire,
Sur des copies blanches en saignant.
@PapaOurs
