Sonnet agreste
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Génies des forêts, nymphes des rivières claires
Démons des fleuves sombres charriant noueux
Leurs flots ahurissants, diablotins malicieux
Des vallons oubliés endormis sous les lierres
Sylphides égayant joyeuses et sincères
Les bois et les prairies et les champs lumineux
Tout ce monde chuchote, murmure curieux
S’étonne. C’est que les nouvelles de la terre
Sont étranges. On dit que l’oublieuse engeance
Ignorante et cruelle, prompte à la vengeance
Idolâtre des faux dieux, pauvre gent humaine
Sur l’échiquier bancal de son absurdité
Triste et veule, par fureur et par cécité
Toujours pour un roi grotesque abdique la reine
Démons des fleuves sombres charriant noueux
Leurs flots ahurissants, diablotins malicieux
Des vallons oubliés endormis sous les lierres
Sylphides égayant joyeuses et sincères
Les bois et les prairies et les champs lumineux
Tout ce monde chuchote, murmure curieux
S’étonne. C’est que les nouvelles de la terre
Sont étranges. On dit que l’oublieuse engeance
Ignorante et cruelle, prompte à la vengeance
Idolâtre des faux dieux, pauvre gent humaine
Sur l’échiquier bancal de son absurdité
Triste et veule, par fureur et par cécité
Toujours pour un roi grotesque abdique la reine
