Les nymphes qui vivaient ...
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Poète qui jadis parfois se lamentait
De voir l’arbre tomber sous des bras forestiers,
Sonnant ainsi le glas des hôtesses des bois,
Ces nymphes qui vivaient, disais-tu, sous l’écorce,
Que dirais-tu, céans, en voyant des engins
Démembrer les talus, supprimer le bocage,
Et la vie animale égayant la campagne,
Pour gagner un arpent au nom du rendement !
Mais ce monde cruel n’a que faire des nymphes,
Non plus que des oiseaux, insectes ou abeilles.
La nature n’est plus que source de profit :
La buse peut crier … et les nymphes pleurer !
De voir l’arbre tomber sous des bras forestiers,
Sonnant ainsi le glas des hôtesses des bois,
Ces nymphes qui vivaient, disais-tu, sous l’écorce,
Que dirais-tu, céans, en voyant des engins
Démembrer les talus, supprimer le bocage,
Et la vie animale égayant la campagne,
Pour gagner un arpent au nom du rendement !
Mais ce monde cruel n’a que faire des nymphes,
Non plus que des oiseaux, insectes ou abeilles.
La nature n’est plus que source de profit :
La buse peut crier … et les nymphes pleurer !
Cf. Ronsard : « Écoute bûcheron, arrête un peu le bras … »
