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Marchant aux quatre saisons
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Nature chère aux Rousseau, philosophe et douanier,
Amène, tu m’entortilles, comme la laine des toisons,
Fourragées à foison, des bergers mal peignés,
Me livrant, en pâture, aux caprices des saisons.

Claire orée printanière, pour quelque obscure raison,
Tu me ramènes tantôt aux classes sur la Lorraine,
J’y tente, à saute-mouton, la fée bleue pour marraine,
D’y gagner les rivages, vagues, de l’âge de raison.

Fin d’été crépitant comme un feu de forêt,
Les mouches mortes à la pelle, rappellent, qu’étincelle durent,
L’ardeur et les brasiers, qui montant, ne sauraient,
Faire oublier que reines, sont gelées et froidures

Matin d’automne éteint, mares de feuilles pourrissant,
L’air qui sent le roussi, les bogues de châtaigniers,
Les champignons veineux régnant sur les paniers,
Infusent d’une impression prégnante de finissant.

Hiver, pervers, dénude, les orgueilleuses parures,
Mon cœur, qu’ambrées, réchauffent d’âpres liqueurs maisons,
S’accorde, froidement, au glacis des fourrures,
Des silhouettes tremblées, cambrées dans leurs blousons.

© Poème posté le 13/02/2025 par Deshaiessaintes

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