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Poème écrit par Djack

Ce soir-là ou une Idée de nature

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Le mauve était le choix du ciel ce soir-là,
Vrai, ce crépuscule avait fière allure.
Aller vers l'étang cette idée me parla,
Lors je décidais de dormir à la dure.
Il ne manquait pas d'endroits confortables
Et reposer là me serait bénéfique.
L'air était d'une douceur incomparable,
Surtout le paysage était magnifique,
Non loin de là se balançait une barque,
Trouvant là bonne place, je m'y allongeais donc.
Bientôt satisfait d'avoir trouvé mes marques,
Bercé par le clapotis m'endormis pour de bon.

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Découpée sur l'horizon une svelte silhouette
Nimbée d'un halo avançait sur le ponton.
Autour d'elle la nature devenait muette,
Prise sous le charme d'un ballet d'éphémères,
Tandis qu'à demi-nue sans égard pour sa mise,
Bien au-delà des contingences amères,
D'un mouvement gracieux elle s'était assise,
Les pieds dans l'eau provoquant d'oblongues bulles,
Autour desquelles dansaient diptères et naïades,
Carpes et truites louvoyant sous la férule
D'un zéphyr, maître de ballet en dérobade.

Perdant peu à peu consistance comme au travers d'un poncif
La sublime apparition s'évanouit dans les roseaux pensifs.

Plus tard, me réveillant, et alors que je me gavais de ce souvenir, La réception d'un message comminatoire me fit d'un coup en revenir.

<< Je t'ai attendu cette nuit. Tu n'es pas venu réchauffer le lit. Tout de même, j'espère que mon"sacré bon sang de marchand de nuages" va rapporter café et croissants ce matin, sinon je refais mes bagages >>

Peut-être à cause de cette référence à Charles Baudelaire, Je notais cependant qu'il y avait là matière, Derrière la menace,

A quelques indulgences plénières Pour cette défection nocturne et qu'elle pourrait surseoir à la sentence Cette fois encore, ma belle vorace.

Ainsi donc, je continuais à me repaître du souvenir de l'inénarrable nymphette,
Tandis que la belle vorace prenait son café dosette.

Tous droits réservés © Poème posté le 09/02/2025 par Djack

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