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Si je n’étais qu’un peu de terre au pied d’un buis,
Un souffle oublié dans le vent qui s’enfuit,
Un frisson éphémère au creux d’un rêve intense,
Une caresse qui passe et s’efface en silence.

Je n’étais qu’une vague sous le vent de l’ennui,
Perdue dans l’écume, dissoute sous la pluie,
Un baiser échangé, juvénile et fragile,
Et le brouillard du temps estompe cette idylle.


Une main sur mon front… Je ne peux dire de qui.
C'est...Je ne le sais pas. Le printemps est parti.
L’été, même l’automne ignorent qui je suis,


L’hiver est convaincu que je me suis enfui.
Je n’ai plus de saison, de mois, de jour, de nuit.
Je suis déjà un peu de terre au pied d’un buis.

Tous droits réservés © Poème posté le 29/01/2025 par Songeur

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