S'en souvient-elle
3
S'en souvient-elle,
Il avait fait une chaleur de fournil,
L'air était chauffé à blanc.
Ses lèvres avaient gout de merveilles
Humectées de blanc aligoté.
Le soir venu, je rusais afin qu'elle veuille,
Bien laisser mes mains devenues autonomes,
Chalouper au son des instruments, percussions en tête,
Entre pantomime facétieuse et contorsion terre à terre.
S'en souvient-elle,
Cela tenait du babil
Des oiseaux au printemps,
Du chant au lever du soleil
Dans les sables de l'été,
De la descente chromatique de la feuille
Dans une forêt en automne,
Du bruissement de clochettes
Colporté par un vent d'hiver libertaire.
S'en souvient-elle,
Comme-ci, comme-ça nous musions
Au retour de ce concert des quatre saisons,
Transportés par l'aisance de nos gestes,
Papillons au bois, légers et lestes,
Tandis que les divinités champêtres,
Non sans arrière-pensées peut-être,
Offraient leur phalanstère pour la nuit,
S'en souvient-elle, aux heures de l'ennui?
Il avait fait une chaleur de fournil,
L'air était chauffé à blanc.
Ses lèvres avaient gout de merveilles
Humectées de blanc aligoté.
Le soir venu, je rusais afin qu'elle veuille,
Bien laisser mes mains devenues autonomes,
Chalouper au son des instruments, percussions en tête,
Entre pantomime facétieuse et contorsion terre à terre.
S'en souvient-elle,
Cela tenait du babil
Des oiseaux au printemps,
Du chant au lever du soleil
Dans les sables de l'été,
De la descente chromatique de la feuille
Dans une forêt en automne,
Du bruissement de clochettes
Colporté par un vent d'hiver libertaire.
S'en souvient-elle,
Comme-ci, comme-ça nous musions
Au retour de ce concert des quatre saisons,
Transportés par l'aisance de nos gestes,
Papillons au bois, légers et lestes,
Tandis que les divinités champêtres,
Non sans arrière-pensées peut-être,
Offraient leur phalanstère pour la nuit,
S'en souvient-elle, aux heures de l'ennui?
