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Aubade et sérénade
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Habillée du satin, d'un drap impénétrable,
le ciel épouse, les nuances azures de la mer,
que les vagues diluent, de son ressac amer,
rongent, telle la rouille les bancs de sables.

Tels des doigts, le vent effleurant la corde,
symphonie, ou la beauté de l'âme se perd,
dans l'instant, trop bref ou la terre s'accorde,
au charme harmonieux, des notes du concert.

Puis les yeux mi-clos, dans un demi sommeil,
le soleil asthénique, joue les parfaits infidèles,
ses rayons se noyant, dans une mer vermeille,
le vent persévérera, dans son ouvrage éternel.

Murmurant au couchant, l'ultime cantique,
parfumant l'océan, d'un souffle universel,
fracassant, le ventre des falaises antiques,
dans un flot, gorgé de lumière couleur miel.

© Poème posté le 04/01/2025 par Okami

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