Faux aïkus grelottants
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Vitres engivrées
dont l'aurore lèche
les cristaux dorés
Aube exténuée
sur l'horizon roule
un ballon crevé
L'oiseau tambourine
au rebord du toit
Sonnez les mâtines !
Vol en pointillé
ciblent les canards
un austral été
A midi à peine
tombe en crépuscule
un jour qui se traîne
Sur un ciel bouché
mouches de l'hiver
flocons en nuées
Naïves rengaines
enchantent de peu
la nuit souveraine
Dans l'âtre joyeux
sifflent sur leur braise
la bûche et mes vœux
