La Boîte de Sisyphe
2
Encore une histoire qui commencera par la fin
Un corps gît, un flingue en mains, la grande gifle.
Ce jeune si souriant, cette vie le surinant puis plus rien.
Les proches soufflent sa mémoire, la famille renifle.
Lui qui s’est taillé en pièces pour correspondre,
Pour qui est-ce donc cette grande boîte vide ?
Elle fut jadis un royaume bien rempli, désormais une tombe.
Pendant que son âme gravite, notre colonie gravide la remplira bien vite.
N’ayez crainte pour lui messieurs dames ! Il est désormais bien libre.
Loin des codes martiaux et des frontières qui nous abritent.
Ses pieds ne touchent plus terre, seules les étoiles l'arbitrent.
Les restants se battront pour la moelle et cette boîte laissée bien vide.
Bousculé par nos semblables dans les méandres de la vie.
Impavides, vous poussent dans les rapides pour une boîte qu’ils vous envient.
Recouvrez vos plumes de boues et faites vous canari parmi les paons,
Pourvu que cette bourbe vienne de paysages époustouflants.
Landau d’une espèce bercée par les chants de Maldoror.
Quelle allure à votre écrin, lorsque le silence est d’or.
Laissez-les donc se ruer pour des boîtes, la beauté se trouve dehors.
Si suivre Platon est hérésie, alors j’ai tort et ma raison l’ignore.
Fier, je conduirais le char de ma déchéance
Qu'Orphée accompagne cette dernière danse.
Dans ma démence, je me brûlerai les ailes,
Car je finirai ce que commença Tantale.
Un corps gît, un flingue en mains, la grande gifle.
Ce jeune si souriant, cette vie le surinant puis plus rien.
Les proches soufflent sa mémoire, la famille renifle.
Lui qui s’est taillé en pièces pour correspondre,
Pour qui est-ce donc cette grande boîte vide ?
Elle fut jadis un royaume bien rempli, désormais une tombe.
Pendant que son âme gravite, notre colonie gravide la remplira bien vite.
N’ayez crainte pour lui messieurs dames ! Il est désormais bien libre.
Loin des codes martiaux et des frontières qui nous abritent.
Ses pieds ne touchent plus terre, seules les étoiles l'arbitrent.
Les restants se battront pour la moelle et cette boîte laissée bien vide.
Bousculé par nos semblables dans les méandres de la vie.
Impavides, vous poussent dans les rapides pour une boîte qu’ils vous envient.
Recouvrez vos plumes de boues et faites vous canari parmi les paons,
Pourvu que cette bourbe vienne de paysages époustouflants.
Landau d’une espèce bercée par les chants de Maldoror.
Quelle allure à votre écrin, lorsque le silence est d’or.
Laissez-les donc se ruer pour des boîtes, la beauté se trouve dehors.
Si suivre Platon est hérésie, alors j’ai tort et ma raison l’ignore.
Fier, je conduirais le char de ma déchéance
Qu'Orphée accompagne cette dernière danse.
Dans ma démence, je me brûlerai les ailes,
Car je finirai ce que commença Tantale.
