Randonnée en pleine nature
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Sous une lune courtisane
Entre deux parois lisses
Grimpait une vallée sèche
Aux relents de souffre
Guidé par une soif de paysage clandestin
J'allais d'un pas incertain et gourmand
Vers des cieux de silence obscur
Au règne d'un monde organique
Les falaises galbées de calcaire tiède
Confluaient au sein d'un taillis candide
Griffé d'une strie aux couleurs vermeilles
Dont nulle vibration ne troublait la quiétude
Au fait de cet indicible lascif
Un bourgeon de rose m'émut
Et de vigueur m'envahit
Tel une vipère en folie
Lors une cataracte emplie le vallon
Les sons ricochant dans les gorges
D'un sillon avide d'autrement
Auquel je souscris avec démesure
S'en suivit une remontée
Sur un terrain souple
Vers un puits de transition
Aux contours d'enfançon
Aux spasmes d'une plaine satinée
Je tricotais des souffles de sursis blêmes
Dépourvus d'aimable sensiblerie
Continuant ma course de gaillard mutin
Lors deux mamelons auréolés d'or fin
Aiguisèrent mes appétits de grimpeur
Frustré de n'en venir aux mains
L'ascension en étant trop gracile
C'est en rampant que je traversai le col
Et par un surplomb facial de belle augure
Me jetais sur des lèvres feuillues
Où je bus un élixir d'amour orgasmique
Entre deux parois lisses
Grimpait une vallée sèche
Aux relents de souffre
Guidé par une soif de paysage clandestin
J'allais d'un pas incertain et gourmand
Vers des cieux de silence obscur
Au règne d'un monde organique
Les falaises galbées de calcaire tiède
Confluaient au sein d'un taillis candide
Griffé d'une strie aux couleurs vermeilles
Dont nulle vibration ne troublait la quiétude
Au fait de cet indicible lascif
Un bourgeon de rose m'émut
Et de vigueur m'envahit
Tel une vipère en folie
Lors une cataracte emplie le vallon
Les sons ricochant dans les gorges
D'un sillon avide d'autrement
Auquel je souscris avec démesure
S'en suivit une remontée
Sur un terrain souple
Vers un puits de transition
Aux contours d'enfançon
Aux spasmes d'une plaine satinée
Je tricotais des souffles de sursis blêmes
Dépourvus d'aimable sensiblerie
Continuant ma course de gaillard mutin
Lors deux mamelons auréolés d'or fin
Aiguisèrent mes appétits de grimpeur
Frustré de n'en venir aux mains
L'ascension en étant trop gracile
C'est en rampant que je traversai le col
Et par un surplomb facial de belle augure
Me jetais sur des lèvres feuillues
Où je bus un élixir d'amour orgasmique
