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La satiété du spectacle (ou Que viva Zavatta!)

Ce film, l’incendiait Timothée Chalamet,
Mais Laurent Chalumeau le descendit en flammes,
S’il goutait, en gourmet, les daubes de Jean Carmet,
D’Adolfo Arrietta, j’étais la proie des Flammes.(1)

Reprenant le flambeau, d’où il veille sur mes mannes,
Al Pacino s’incarne en Tony Montana,
Fasciné par un cran digne d’Anthony Mann,
Je me rêve écrivain bourru du Montana.

Bourré sur la poudreuse, lors que brûle Notre Dame,
De son œuvre pompière, j’accuse Jean Jacques Annaud,
« Les années olympiques» clame-t-il, à son grand dam
Crans-Montana est le Club Med de Medrano .

Fidèle à sa maxime, « that the show must go on”
Il me caste d’instinct, pilier de Castro Street,(2)
Instille que, fissa, ponde, l’ours à la Harrison,(3)
Un lieder pour castrat, et pour Broadway un hit.

« Hasta la vista » dis-je, en lecteur de Tintin,
Qu’en son for, alarmait, les figurants soviets,
L’âme de Fort Alamo s’allume dans le lointain :
Je file au Grand Hôtel, faire des ronds de serviette.

Je m’astreins au retrait, zyeutant mon thème astral,
Rêvassant sous les douces caresses vocales d’Astrud,(4)
Et le hall rococo, bercé par un Quaalude
Est une serre tropicale, une bulle d’été austral.

Sous le patio qu’arpentent, bellâtres et naïades,
Vient Laetitia Casta et les damnées arpions
De ses cannes fuselées, pour leur damner le pion,
Les condamner aux pieux, pour leurs torves œillades.

« Z’avez un call coco », pionçant, quand me soumet,
Sans préambules, un groom, qu’à la gueule de Lino,
La question ; j’imagine l’or, la flamme, les anneaux,
Au pâle succédané de " Jamais Plus Jamais."
(1) Film underground de 1978
(2) Castro Street est le quartier gay de San Francisco. Fidel Castro se faisait appeler le Lider Maximo.
(3) Jim
'4) Gilberto

© Poème posté le 05/12/2024 par Deshaiessaintes

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× Illustration agrandie