Qu’en est-il du jour, de la nuit
Quand se délitent tant les mots
Qu’en est-il du bleu aboli
Quand se dispersent ses lambeaux
Qu’en est-il de chaque silence
Quand les yeux-pleurent les non-sens
Qu’en est-il du rêve, du sursis
Quand le temps s’épuise sans bruit
Quand est-il donc de l’insomnie
Quand s’égoutte la surdité
Quand est-il de l’absurdité
Quand déraisonne la menace ?
Qu’en est-il de l’aube si lasse
Quand s’effraient les crimes bannis
Qu’en est-il de l’infinitude
Quand s’immolent les certitudes ?
Quand est-il des morts ce matin
Quand le sang se tarit en vain ?
S’oubliant sur le velours écarlate
Le disque d’or
Strie le ciel
De douces
Larmes
Sur le miroir liquide se reflète
Chaque visage
Si vivant
Dans les
Cœurs
