Gentille moquerie
3
Debout, assis ou dans toute autre position, il passe un temps fou à l’admirer ; la tordant, l’étirant à outrance, les jours ouvrés.
Je n’ose imaginer ce qu’il en fait les jours ouvrables.
Les moments de forme olympique, il va même jusqu’à la lancer par-dessus son épaule.
Un vrai contorsionniste que cet homme-là.
Parfois, dans un élan malicieux, il me questionne de la sorte :
- Tu en as déjà vu des comme ça ?
- N’est-elle pas belle ?
- Elle te plaît ?
Cette exhibition est, tout de même, des plus gênantes.
Oh bien sûr, je pourrais lui dire que je la trouve tantôt trop pendante, tantôt de travers, ou bien encore de taille inappropriée. Je pourrais lui dire aussi qu’elle ne me parait pas assez coulissante, peu encline à la caresse ou tout autre pratique.
Je pourrais le lui dire, je pourrais, je pourrais...
Mais, pour, en plus d'être une grande timide, ne guère être portée sur la chose... que l’on nomme "cravate", je me contente, du plus niaiseux de mes sourires, de m’exclamer : "Que le nœud est mal fait !"
Je n’ose imaginer ce qu’il en fait les jours ouvrables.
Les moments de forme olympique, il va même jusqu’à la lancer par-dessus son épaule.
Un vrai contorsionniste que cet homme-là.
Parfois, dans un élan malicieux, il me questionne de la sorte :
- Tu en as déjà vu des comme ça ?
- N’est-elle pas belle ?
- Elle te plaît ?
Cette exhibition est, tout de même, des plus gênantes.
Oh bien sûr, je pourrais lui dire que je la trouve tantôt trop pendante, tantôt de travers, ou bien encore de taille inappropriée. Je pourrais lui dire aussi qu’elle ne me parait pas assez coulissante, peu encline à la caresse ou tout autre pratique.
Je pourrais le lui dire, je pourrais, je pourrais...
Mais, pour, en plus d'être une grande timide, ne guère être portée sur la chose... que l’on nomme "cravate", je me contente, du plus niaiseux de mes sourires, de m’exclamer : "Que le nœud est mal fait !"
