Bien sûr que moi je t'aime !
C'est parce que t'es trop belle,
L'amour donne des ailes,
Mais toi, tu me malaimes !
Un dimanche, un lundi,
Sous les cieux, sous la Lune,
Tu crois le temps immune
À tes passements maudits !
Lasse, tu virevoltes,
Et tu me laisses choir
Dans un noir encensoir,
Nu, paumé, désinvolte ;
Tu pars en un voyage
Vers des vues si limpides
Que le diable stupide,
Même lui, aime avec rage.
Où est l'avenir bleu ?
Le doux écueil vers la cime ?
Où la lumière pleut ?
Au centre de l'abîme ?
Où est la vie du ciel ?
L'intouchable noyau ?
Les abeilles, leur miel ?
Et les amours royaux ?
